Categories

Accueil > Education aux DH > EADH et EEJ > Violences faites aux filles : Privilégier l’application de la loi aux (...)

Violences faites aux filles : Privilégier l’application de la loi aux ententes familailes

9 mars 2015
El hadj Abdoulaye Seck

Une causerie sur les violences faites aux filles en milieu scolaire, s’est tenue dans le département de Bakel dans la soirée du 13 février 2015, en partenariat avec l’ASC Renaissance de Bakel. Cette manifestation a noté la présence des jeunes, filles et garçons, des femmes, notables notamment le chef du quartier.

Le débat a été introduit par le président de l’ASC Renaissance qui a fait remarqué que la thématique en discussion revêtait une importance capitale dans un département comme celui de Bakel. Les filles ne sont pas à l’abri d’une grossesses ou d’un mariage précoce du fait de leur état de vulnérabilité.

Certaines causes ont été soulevées par les intervenants : situation géographique de la commune de Bakel qui reste une ville ouverte à toutes les influences ; comportement des filles qui ne s’habillent plus de façon décente et très souvent provocatrices, etc.

Les conséquences sur les jeunes sont encore plus néfastes : suicides, complications résultant de l’accouchement précoce, infanticides, si elles ne sont pas tout simplement rejetées par leurs familles et leurs auteurs des grossesses non désirées. La multiplicité des partenaires fait croitre le risque d’infection au SIDA et le recours aux avortements clandestins.

C’est pour parer à toutes ces situations que les participant(e)s à cette causerie ont jugé urgente la mobilisation de chaque acteur pour sensibiliser, éduquer et promouvoir les comportements responsables. Pour ce faire, un faut rompre avec le fait que la question de la sexualité demeure taboue dans les foyers. Si les filles et les jeunes garçons n’ont pas la bonne information, ils seront tentés de se baser sur leurs propres expériences.

L’assistance a également invité les autorités judiciaires à punir les auteurs des actes coupables sur les filles notamment en privilégiant l’application de la loi en cas de pédophilie, d’inceste ou de viol, en lieu et place des ententes familiales qui ne prennent pas toujours en compte l’intérêt supérieur de l’enfant.

Un groupe a été désigné pour rédiger et remettre un mémorandum au préfet du département

Partager