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Deux préfets de la région de Kaffrine jugent l’action d’Amnesty International Sénégal

18 mai 2015
Mouhamadou Moustapha Diagne

Amnesty International Sénégal a procédé au début de l’année 2015 à l’implantation de nouvelles structures de base à Koungheul et Maléme Hodar dans la région de Kaffrine et à Diaobé dans la région de Kolda.

Cette présence renforcée dans la nouvelle région de Kaffrine et dans la région de Kolda s’inscrit dans une stratégie d’élargissement de sa base militante.

Ces structures de base communément appelées groupes Amnesty International ont la prérogative de participer à la collecte de l’information relative aux droits humains mais surtout aux actions de mobilisation pour un meilleur respect des droits humains.

Mouhamadou Moustapha Diagne en charge de la croissance du militantisme et de la formation a, du 11 au 16 mai 2015 effectué une série de visite de travail dans la région de Kaffrine et la région de Kolda. Une occasion pour lui de tenir des séances de travail avec les structures d’Amnesty International nouvellement installés. Ces déplacements sont également des moments privilégiés de contact avec diverses autorités.

Avec les responsables des groupes locaux, les différentes délégations ont été reçues par les autorités administratives et locales notamment les préfets, les maires, les autorités académiques, les forces de sécurité, etc.

Au cours de ces audiences, les différentes niveaux d’intervention de l’organisation ont été énoncés ainsi que l’action particulière qui est attendue des groupes locaux. Les autorités ont unanimement salué cette initiative.

A Koungheul, dans la région de Kaffrine, le préfet Madiop KA s’est pleinement réjoui de l’installation d’un groupe Amnesty International et s’est exprimé en ces termes :

« Je suis heureux d’avoir un nouveau partenaire comme Amnesty International avec qui je vais travailler pour davantage sensibiliser les populations sur leurs droits. Ce groupe nous sera d’un apport essentiel car une ONG de droits humains est parfois mieux placée pour faire certaines révélations et revendications ».

Il a ainsi promis d’associer le groupe à toutes les rencontres où il sera question de discuter des droits humains.

A Malém Hodar, toujours dans la région de Kaffrine, Ousmane KA, préfet du département, a vivement salué la démarche entreprise par les responsables de l’organisation en installant des groupes dans le Sénégal des profondeurs.

« Je suis heureux de constater que vous n’êtes pas seulement dans la contestation, vous travaillez beaucoup dans la sensibilisation, je vous en félicite et vous invite à continuer dans cette dynamique car les populations ne sont pas imbues de leurs droits. Vous bénéficierez de tout mon soutien dans le département ».

Les autorités académiques quant à elles ont approuvé l’idée d’installer des clubs Amnesty International dans les lycées et collèges des régions de Kaffrine et de Kolda. Les maires et forces de sécurité se disent prêts à collaborer avec les groupes pour le respect des droits et libertés des populations.

La série de conférences autour de la thématique « l’expression des droits et libertés au Sénégal : le rôle du citoyen » tenue dans ces différentes localités a constitué un cadre d’échanges et de partage d’informations avec les populations sur l’effectivité de leurs droits et libertés au Sénégal ainsi que le rôle qu’elles devraient jouer en tant que citoyen-nes.

Les autorités locales ont aussi participé à ces rencontres et sont prêts à les démultiplier avec les groupes sous plusieurs formats pour une meilleure connaissance par les populations de leurs droits.

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