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République Démocratique du Congo. Expression et non répression

16 mars 2016
El hadj Abdoulaye Seck

L’arrestation de 18 jeunes militants pacifiques en République démocratique du Congo (RDC) constitue une nouvelle tentative de la part des autorités de restreindre la capacité des citoyens de s’exprimer de manière pacifique avant les élections prévues pour la fin de l’année.

Ces personnes doivent être libérées immédiatement et sans condition car elles n’ont commis aucune infraction quand elles ont protesté de façon pacifique contre le maintien en détention illégal de deux des leurs, Fred Bauma et Yves Makwambala, sur la base d’accusations fabriquées de toutes pièces.

Fred Bauma et Yves Makwambala, incarcérés depuis un an le 15 mars, doivent également être remis en liberté, de même que tous les autres militants qui ont été arrêtés alors qu’ils n’avaient fait qu’exercer pacifiquement leur droit à la liberté d’expression et de réunion. Leur arrestation viole les dispositions du droit international et de la Constitution même de la RDC.

Complément d’information

Fred Bauma et Yves Makwambala ont été arrêtés le 15 mars 2015 en même temps qu’au moins 25 autres personnes lors d’une conférence de presse organisée pour le lancement de Filimbi, un mouvement de jeunes. Ils ont été maintenus en détention au secret pendant 50 et 40 jours respectivement.

Toutes les autres personnes, parmi lesquelles se trouvaient de jeunes militants venus du Burkina Faso et du Sénégal ainsi que des journalistes de médias internationaux et un représentant diplomatique des États-Unis, ont été remises en liberté dans les jours qui ont suivi.

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