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Maldives : Lettre de six organisations & Amnesty International afin d’empêcher l’utilisation de la peine capitale

11 août 2017

<https://www.amnesty.be/local/cache-...>

Amnesty International et six autres organisations ont écrit au président des Maldives, Abdulla Yameen, pour l’appeler à changer de cap et à empêcher les premières exécutions prévues dans le pays depuis plus de 60 ans.

« La peine de mort n’améliorera en rien la sécurité aux Maldives », ont souligné les organisations dans leur lettre, signée par Amnesty International, le Réseau asiatique contre la peine de mort (ADPAN), FORUM-Asia, le Réseau des Maldives pour la démocratie, Reprieve, Transparency Maldives et Uthema.

Les organisations ont déclaré qu’un nombre croissant d’éléments tendaient à prouver que les trois hommes actuellement sous le coup d’une condamnation à mort, qui risquent d’être exécutés dès le mois de septembre, n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable. Dans leur lettre, elles déclarent que des informations crédibles indiquent que les déclarations de culpabilité ont été prononcées sur la base d’« aveux » obtenus par la contrainte et d’autres manquements aux procédures légales.

« Les Maldives ne s’épanouiront que si leurs valeurs – y compris la protection et la promotion des droits humains, la primauté du droit, ainsi que l’équité et l’indépendance des tribunaux – sont respectées. En exécutant des prisonniers qui n’ont pas bénéficié d’un procès équitable, elles risqueraient de commettre une erreur judiciaire grave et irréversible  », ont ajouté les sept organisations dans leur lettre au président Yameen.

Cet appel intervient alors qu’une pression mondiale croissante s’exerce sur les autorités maldiviennes pour les inciter à conserver la position admirable qui a été la leur pendant des dizaines d’années vis-à-vis de la peine de mort. En effet, aucune exécution n’a eu lieu aux Maldives depuis que cette nation insulaire de l’Asie du Sud a obtenu son indépendance de l’autorité coloniale britannique.

Agnès Callamard, rapporteuse spéciale de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, a déclaré que ces exécutions « iraient à contre-courant de la tendance internationale à l’abolition  ».

« Le gouvernement doit empêcher l’exécution de ces trois hommes. L’application de la peine de mort à l’issue de procès entachés d’irrégularités constituerait de toute évidence une infraction au droit international », a ajouté Agnès Callamard.

Voir en ligne : https://www.amnesty.be/infos/actual...

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