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Résolution pacifique des conflits pour une culture de la paix et de respect des droits humains en Casamance

19 octobre 2012
El hadj Abdoulaye Seck

La Casamance, région Sud du Sénégal est depuis 1982 en proie à une guerre entre le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) et les forces de défense et de sécurité gouvernementales.

Cette situation a plongé toute la région dans une insécurité permanente. L’activité économique est au ralenti dans cette région considérée jadis comme le grenier du pays. Les terres agricoles sont abandonnées du fait des déplacements de populations et des mines, le tourisme autrefois florissant et pourvoyeur d’emplois pour les jeunes agonise tandis que le commerce accuse le coup de ce blocage des activités économiques. Au total, en 20 ans de guerre, 174 villages ont été abandonnés, 62639 personnes ont fui leurs maisons et villages en direction des villes et des villages sécurisés par des cantonnements militaires ou se sont tout simplement réfugiés en Gambie et en Guinée Bissau voisines.

Le système éducatif n’est pas épargné et les élèves payent un lourd tribut du fait de cette crise. Beaucoup d’écoles sont abandonnées et leurs élèves sont venus grossir les effectifs déjà pléthoriques de celles des villes et des villages sécurisés. Des milliers d’autres enfants, moins chanceux, ont abandonné les études. Toutes les composantes de la société casamançaise sont touchées : les hommes, les femmes, les jeunes, les enfants.

Les jeunes sont à la fois acteurs et victimes de cette guerre car nombreux sont ceux parmi eux qui ont rejoint le maquis, désertant ainsi l’école du fait des préjugés à l’égard des étrangers « nordistes » et de l’influence de leurs ainés. Tout cela dénote de leur immaturité et de leur manque de confiance en soi et ceci dans une absence de compétences relatives à la résolution des conflits.

Les femmes et les enfants en sont les principales victimes comme le montrent les rapports d’Amnesty International et ceux des autres organisations humanitaires et de droits humains. Elles doivent être impliquées dans les processus de paix (Résolution 1325 du 31/10/2000 du Conseil de sécurité des Nations Unies) et doivent avoir les compétences nécessaires pour cela.

C’est pour cette raison qu’Amnesty International en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer a initié une série de séminaires de formation et de fora afin de permettre aux organisations de jeunes et de femmes telles que les ASC, les GIE et autres associations ainsi que l’Ecole de jouer leur rôle dans cette recherche de la paix. Elles ont considéré qu’elles devaient le faire par l’éducation à la paix, c’est-à-dire au respect des droits humains, au respect des valeurs de solidarité, de tolérance.

Des zones particulièrement touchées par le conflit comme Sédhiou, carrefour Diaroumé, Oussouye, Ziguinchor, Saré Yoba, Djibanar, Sindian ont été ciblées par l’équipe de formateur d’AI Sénégal.

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